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Illustration de l'histoire des cartes de visite

Histoire des cartes de visite

Le mot “carte de visite” est pour la première fois observé en France à la fin du XIXème siècle. Il s’agissait déjà à l’époque d’une carte destinée à vous rappeler au bon souvenir de votre hôte. Précédemment, on employait le vocable “carte d’adresse”, qui possédait une connotation plus commerciale (il s’agissait en effet d’un élément particulièrement utilisé par les boutiques à destination de leurs clients).

Cette utilisation est particulièrement ancienne, puisqu’on trouve des traces de la “carte d'adresse” dès le XVIème siècle en Europe. La plus ancienne des cartes de visite que l’histoire a conservée est celle du chapelier George Marceau, à Paris, datant de 1622.

Les origines de la carte de visite

Avant même la carte d’adresse utilisée par les commerçants, l’histoire mentionne des cartes souvenirs. Ces dernières prennent la forme de petites estampes qui ressemblent à des cartes à jouer telles qu’on les connaît aujourd’hui.

Ces vignettes furent employées par des artisans, des fournisseurs, une partie de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie. Le prix à l‘époque prohibitif de ces vignettes était dû aux difficultés d’impressions et à l’aspect embryonnaire de cette industrie

On observe à Londres à partir du XVIIème siècle des “trades cards” qui seront utilisées par les marchands les plus influents de leur temps. C’est à cette époque que la notion de carte de visite telle que nous la connaissons apparaît vraiment, c'est-à-dire un support marketing destiné à la vie professionnelle. Ces cartes de négoces vont évoluer petit à petit grâce notamment au développement des techniques modernes d’impression.

L’évolution des cartes de visite

Les cartes de visite remplissant encore différentes fonctions avant leur standardisation, elles étaient de nature très différente. Leur fabrication artisanale permettait une large palette de qualité et de créativité, selon les besoins du porteur.

Cette époque primitive de la carte de visite offrira de très beaux spécimens aux collectionneurs. En effet, dans l’aristocratie et la haute bourgeoisie, les détenteurs de ces cartes rivaliseront de créativité pour mettre en valeur leur propre nom. La carte de visite devient alors un outil de mondanités et un sujet de compétition.

À partir des débuts du XIXème siècle et l’apparition du téléphone dans les maisons huppées, les cartes de visite deviennent indispensables. Les domestiques utilisent les cartes récoltées comme un véritable annuaire téléphonique, pour joindre les commerçants en affaire avec la maison ou pour prévenir les invités de l’organisation d’une réception.

La carte de visite aujourd’hui

Comme nous l’avons vu précédemment, la carte de visite était, à son origine, d’un emploi proche de celui du flyer. Aujourd’hui, les supports d’information et de communication professionnelle sont beaucoup plus divers, notamment du fait de la numérisation. La distinction qui existe désormais entre le flyer et la carte de visite est symptomatique de cette augmentation de la diversité. Les méthodes d’utilisation des cartes de visites sont devenues plus spécifiques.

Les usages évoluant, la carte de visite va elle-même évoluer vers une fonction un peu différente. Si elle s’utilise beaucoup sur des salons professionnels par exemple, c’est aussi parce qu’elle permet de laisser une trace physique d’une rencontre rapide. Les informations à placer sur une carte de visite ne sont plus aussi détaillées que par le passé.

Les formats eux même tendent à évoluer vers des conceptions originales. Au-delà de la carte de visite avec des formats ou des textures différentes, certaines formes particulièrement originales voient le jour. Si la charte graphique est toujours importante pour permettre à vos interlocuteurs d’identifier rapidement votre entreprise (la charte graphique est d’ailleurs la descendante des armoiries que l’on faisait figurer sur les cartes d’adresses), des formats en origami ou des découpes circulaires peuvent être observées.

Ces formats restent rares cependant, et peu utiles dans un cadre professionnel pour des raisons évidentes de standardisation.